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Gallery Day Montreal : conversation avec Joani Tremblay - 2 février

Samedi 2 février à 15 h 30
Galerie Hugues Charbonneau
372, rue Sainte-Catherine Ouest

Discussion dans l’exposition « Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière »
Dirigée par l’artiste Joani Tremblay en conversation avec Julie Trudel
En français

Gallery Day Montreal

Couleur et lumière (2018)

Vidéo documentaire de 5 minutes.

Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière

Peinture acrylique sur feuilles d’acrylique coloré, qui ont été pliées et assemblées

Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, du 16 janvier au 23 février 2019
NARS Foundation, Brooklyn, du 12 octobre au 9 novembre 2018

Ayant réduit ma palette au noir et blanc en 2012, je tente depuis 2015 d’intégrer la lumière au tableau, en peignant sur des supports d’acrylique (communément appelé plexiglas), exploitant la transparence, les reflets, la réversibilité et la plasticité de ce matériau. En ajoutant la lumière réelle aux paramètres traditionnels de la peinture abstraite, je cherche à créer une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

Dans ce projet, j’ai tenté de réintroduire la couleur dans mon travail, par l’entremise du support. J’ai été séduite par un plexiglas aux couleurs primaires dites fluorescentes, dont les arrêtes projettent de la lumière. En exploitant ce matériau très connoté au design, le défi a été de créer une fascination de la couleur et de la matière propre à la peinture. Pour y parvenir, j’ai employé les supports comme s’il s’agissait de peinture : en portant une attention particulière aux effets de couleur et de luminosité qu’ils produisent. Ainsi, j’ai délaissé les motifs typiques de mes projets précédents pour privilégier des dégradés du clair au sombre, qui se forment quand une épaisse couche d’acrylique s’amincit graduellement pour laisser transparaitre la couleur du support. Ces dégradés modifient subtilement la teinte des panneaux, leur transparence et le degré de lumière qu’ils laissent passer.

J’ai ainsi créé des tableaux tridimensionnels qui s’attachent au mur, mais s’avancent dans l’espace pour capter la lumière. Leurs panneaux de couleurs primaires se superposent, créant de nouvelles couleurs, des effets lumineux et des jeux de (dé)voilement. Le mur lui-même, peint en noir sous certains tableaux, transforme leur teinte et ajoute à cet effet d’étagement. Réversibles, les tableaux se révèlent contradictoires sous leurs différents profils. Pourtant, il est facile de déconstruire mentalement leur structure, qui est entièrement exposée. Ce potentiel d’illusion de la peinture, qui agit même lorsque ses matériaux sont transparents, constitue une part essentielle de ce projet. Entre transparence et opacité, entre illusion et objectité, le tableau déploie des contradictions d’une manière unique.

Mes remerciements chaleureux à l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, au Conseil des arts du Canada, ainsi qu’à la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. J’aimerais aussi souligner la contribution active et précieuse de mon habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

Vidéo : Guillaume Roy-Messier
Photographe : Jean-Michael Seminaro

Exposition individuelle : « Couleur et lumière » - 17 janv. au 23 févr. - Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Carré éclaté J/R + B + Blanc, 2018, Peinture acrylique sur panneau d’acrylique

Noir d’ivoire et blanc de titane – Couleur et lumière
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal
17 janvier – 23 février 2019
Vernissage : 16 janvier 2019, 17 h

Pour sa troisième exposition individuelle à la galerie, Julie Trudel présente un nouveau corpus de tableaux tridimensionnels, qui poursuit son exploration antérieure de la couleur en transparence. C’est lors d’une résidence de création à Berlin en 2015 qu’elle a découvert un plexiglas dit fluorescent, dont les arrêtes projettent de la lumière. Tout en maintenant la contrainte qu’elle s’était imposée en 2012 de peindre exclusivement en noir et blanc, c’est par l’entremise du support qu’elle a réintroduit les couleurs primaires dans son travail.

Les compositions géométriques des tableaux accordent la matière à la lumière pour faire transparaître la couleur. Des voiles de peinture acrylique translucides modifient subtilement la teinte des panneaux et leur degré de transparence. Trudel parvient à ce résultat au moyen d’une méthode de fabrication artisanale rigoureuse, découverte au fil d’expérimentations sur la matière plastique. Le support est successivement découpé, poli, assemblé, peint, puis thermoformé de manière à créer des plis selon des angles précis. Par ces interventions, Trudel parvient à libérer le plexiglas des limites sémiotiques liées à sa plasticité industrielle, pour l’amener définitivement dans le registre du pictural. Le résultat génère une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

L’artiste remercie chaleureusement l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, le Conseil des arts du Canada, ainsi que la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. Elle souhaite souligner la contribution active et précieuse de son habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

Transparence et distorsion (2016)

Noir d’ivoire et blanc de titane – Transparence et distorsion

Acrylique et gesso sur feuilles d’acrylique

Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, du 16 avril au 28 mai 2016
Anna Leonowens Gallery, NSCAD University, Halifax, du 17 au 28 novembre 2015

Chaque œuvre est réalisée dans une feuille de Plexiglas très mince peinte sur une seule face avant d’être pliée de manière tripartite par thermoformage. Deux segments sont peints en aplats noirs, qui réfléchissent comme des miroirs, ou blancs, qui reflètent la lumière. Le troisième segment est translucide et couvert d’un motif de points, également translucides, qui fuient hors de la surface, produisant une illusion de mouvement et de profondeur. Le rabattement des panneaux latéraux de part et d’autre de la partie centrale entraîne un jeu complexe de reflets entre les trois faces, tandis que la forme concave ainsi générée tend à capturer la lumière et à démultiplier les effets de transparence ou de distorsion des nuées pointillées. Le choix du support permet d’amplifier mes recherches sur la matière colorée et la lumière. La mise en exposition même de ses œuvres contribue à une expérience où les visiteurs sont appelés à prendre conscience de la nature quasi sculpturale des tableaux qui s’avancent dans l’espace de la galerie et dont l’aspect change dramatiquement selon l’angle de vue.

Tous mes remerciements à la fondation Joseph Plaskett, Triangle Arts Association, NSCAD University et la Robert Pope Foundation qui ont soutenu le développement de ce nouveau

projet. Un merci tout spécial à Katie Lesser et Arkadi Lavoie Lachapelle, d’habiles et fiables assistantes d’atelier, ainsi qu’à Donald Thompson, Martin Schop et de l’Atelier Clark qui m’ont aidée à résoudre de nombreux défis techniques.

Photos : Guy L’Heureux

Tableaux grand format (2015)

Noir d’ivoire et blanc de titane – Tableaux grand format

Acrylique et gesso sur feuille d’acrylique

Galerie des Étables, Bordeaux, France, du 11 décembre 2014 au 24 janvier 2015

En choisissant le noir et blanc, je me suis donné un défi malicieux : emprunter une contrainte aux peintres optiques que j’admire tout en employant des procédés picturaux opposés. C’est-à-dire que plutôt que de peindre délibérément des motifs, je laisse la matière les (dé)former. Pour réaliser ces tableaux de grand format, j’ai employé de minces supports de Plexiglas flexibles, pouvant être courbés. Avec l’aide d’une assistante, j’ai manipulé ces supports enduits de peinture fraîche, afin de provoquer un déplacement de la peinture liquide. Ainsi, le motif de points suivis de trainées trace des mouvements contradictoires au sein d’un même tableau.

Remerciements au Centre Clark (Montréal) et à toute la dynamique équipe de Zébra3 (Bordeaux) pour son accueil et son soutien. Un merci tout particulier à Amélie Boileux pour sa contribution inestimable dans la réalisation de ce projet.

Photos : Jean-Christophe Garcia.

Noir d'ivoire et blanc de titane (2014)

Noir d’ivoire et blanc de titane

Acrylique et gesso sur MDF, marouflé sur contreplaqué de merisier russe

Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, du 23 janvier au 9 mars 2014

Cette série de tableaux a été réalisée avec les pigments noir d’ivoire et de blanc de titane, dilués avec beaucoup de médium acrylique pour les rendre translucides. Stimulée par la difficulté de cette contrainte, j’ai tenté de faire émerger une profondeur visuelle intense, qui dépasse le simple gris. Sur des panneaux noirs ou blancs, la superposition d’une couche de couleur liquide fait émerger par transparence des tonalités noires, brunes et grises très particulières. Un motif de points suivis de trainées témoigne du déplacement de la peinture sur un support flexible qui a été courbé. Il en résulte un corpus d’œuvres à la fois simples et complexes, optiques et matérielles, contrôlées et imprévisibles.

Remerciements à la Fonderie Darling et à Astérides.

Photos : Martin Désilets.

Noir de fumée et blanc de titane (2013)

Noir de fumée et blanc de titane

Acrylique et gesso sur contreplaqué de merisier russe

Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, du 9 novembre au 14 décembre 2013
Centre d’exposition L’imagier, Gatineau, du 17 janvier au 9 mars 2014
Galerie Colline, Edmundston, Nouveau-Brunswick, du 13 septembre au 20 octobre 2013

Ces tableaux ont été réalisés exclusivement avec les pigments noir de fumée et blanc de titane. Les couleurs ont été employées pures, simplement diluées avec une grande quantité de médium acrylique liquide brillant. En variant leur degré de transparence et d’opacité, j’ai eu la surprise de voir apparaitre une gamme étendue de gris passant du bleuté au brun. Chaque série a été réalisée au moyen d’un type de coulée. Celle-ci induit un motif prévisible, quoiqu’unique. J’ai employé les différentes combinaisons d’une gamme de couleurs limitée à trois tons de noir et trois tons de blanc. Je me suis attardée aux moments où se forme une surface unifiée, qui laisse toutefois deviner ses couches sous-jacentes.

Remerciements à Est-Nord-Est résidence d’artiste et au Conseil des arts et des lettres du Québec.

Photos : Éliane Excoffier et Martin Désilets.

CMYK - Phase 2 (2012)

CMYK – Phase 2

Acrylique, gesso et encre de sérigraphie sur contreplaqué de merisier russe

Optica, Montréal, du 12 mai au 16 juin 2012

Deux séries de tableaux cohabitent au sein d’un accrochage mixte : les Flaques et les Ellipses en transit. Les Ellipses en transit sont peintes goutte à goutte comme les tableaux de la phase 1, mais une partie de leur support circulaire est laissée apparente. D’un tableau à l’autre, j’ai varié la séquence des couleurs employées (YCM, CMY, MCY, etc.). Les illusions de profondeur ou de torsion qui apparaissent dans l’ellipse peinte sont contredites par la présence marquée du support de bois, créant une tension spatiale. De leur côté, les Flaques sont formées par la superposition de gouttes de peinture CMY ou CMYK, dont j’ai modifié le degré de transparence. Quelques gouttes de blanc sont souvent incorporées au mélange, faisant varier la tonalité des couleurs de claire à sombre et leur matérialité de transparente à translucide.

Remerciements au Conseil des arts du Canada.

Photos : Richard-Max Tremblay.